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Mardi 23 mars 2 23 /03 /Mars 11:23

Introduction

Lorsque l’on aborde un sujet aussi délicat, aussi profond et aussi controversé que celui du rôle de la femme à la lumière de la Bible, il faut essayer d’éviter deux dangers de tendances opposées :

  • rester attaché à une tradition évangélique sans prendre le temps de réexaminer les textes bibliques.
  • se laisser entraîner par les courants modernes et forcer l’interprétation des textes afin de se conformer à la mode du moment.

Il est important de suivre le développement biblique car, en le faisant, nous nous trouverons en face de circonstances bien différentes suivant notre point de chute.

Il   convient donc de souligner 3 étapes dans l’histoire de l’humanité.

  • Quel était le dessin originel de Dieu? Quel était son plan?
  • En quoi cet ordre a-t-il été modifié par la chute ?
  • Quels changements, s’il y en a, ont été apportés par la venue du Christ.

1.  L’Ancien Testament (avant la chute)

Le premier texte important est :

Genèse 1: 27 «...il créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il les créa mâle et femelle.» Tous deux participent également à l’image de Dieu, tous deux possèdent un esprit éternel capable d’entrer en communion avec le Créateur. Selon Augustin, rien ne permet de penser que la femme participe à un moindre degré que l’homme à cette image. C’est en tant que mâle et femelle qu’ils ont été créés tous les deux à l’image de Dieu. Les termes «mâle» et «femelle» ne parlent que d’une différence anatomique ou physiologique. Les mêmes termes sont également employés pour les animaux (nous les utilisons encore aujourd’hui) sans qu’il y ait notion de valeur. En ce qui concerne ce premier couple, Dieu le bénit et lui donna des instructions.

Le deuxième texte important se trouve au chapitre suivant. Genèse 2: 18-24. « …il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide qui sera son vis-à-vis…l’Eternel Dieu, qui avait façonné du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, les fit venir vers l’homme pour voir comment il les nommerait, afin que tout être vivant porte le nom que l’homme lui donnerait. L’homme appela de leurs noms toutes les bêtes, les oiseaux du ciel et tous les animaux de la campagne ; mais, pour un homme, il ne trouva pas d’aide qui fût son vis-à-vis. Alors, l’Eternel Dieu plongea l’homme dans un profond sommeil. Pendant que celui-ci dormait, il prit une de ses côtes et referma la chair à la place. Puis l’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena à l’homme. Alors l’homme s’écria : « Voici bien cette fois celle  qui est os de mes os, chair de ma chair. Elle sera appelée ‘femme’ car elle a été prise de l’homme. » C’est pourquoi l’homme se séparera de son père et s’attachera à sa femme, et les deux ne feront plus qu’un… »

Voici un passage important qu’il faut examiner en détail.

Notons d’abord que Dieu seul sait ce qui est bon et ce qui ne l’est pas ! Au chapitre premier, après chaque acte de création, Dieu vit que ce que ‘c’était bon’. Mais ici, en constatant la solitude de l’homme, il déclare que ce n’est pas bon.

Au premier chapitre, nous constatons (v.27) que la création des êtres humains ‘à son image’ nécessite la création de l’homme et de la femme. Ici, dans le récit de la création de la femme, l’auteur souligne que cette création à l’image de Dieu implique un partenariat, un être semblable, un vis-à-vis, quelqu’un qui lui correspond, et le but de ce récit est de montrer qu’aucun animal, aucune bête ne remplissait les conditions requises. Il fallait donc un acte de création spéciale afin de lui donner cette aide qui soit son vis-à-vis.

Des discussions ont fait rage au sujet du terme ‘aide’. Augustin suggérait que la femme ait été créée afin d’aider son mari dans le processus de reproduction. Le commentateur allemand Delitzsch pensait qu’elle devait aider Adam à cultiver et à gouverner la terre. Un autre écrivain, Westermann, cherche une interprétation plus compréhensive en affirmant qu’elle devait chercher à soutenir son mari dans un sens très large. Certains ont suggéré que ce terme «aide» indique un rôle secondaire pour la femme. En réalité, ce terme ne signifie ni infériorité ni supériorité. Nous trouvons ce terme utilisé 19 fois dans   l’A. T. et en 16 occasions cette «aide», est Dieu (Deut.33 : 7, 26,29; Ps 121.) Dans les 3 autres cas où l’homme est «une aide», il s’agit d’une aide inefficace !

Mais, pour revenir au texte de Genèse 2, compte-tenu du fait qu’aucun animal, même pas le serpent, n’a été trouvé pour accomplir ce rôle d’aide, elle seule avait la capacité morale et intellectuelle de raisonner, de discuter et de décider ensemble comment servir et adorer Dieu.

John Sailhamer, dans son commentaire, remarque que, comme dans d’autres endroits importants du récit, lorsqu’une nouvelle relation est initiée, comme l’alliance avec Abraham Gn. 15 :12 ou celle avec Jacob, 28 :11, le bénéficiaire de l’intervention de Dieu dort tandis que Dieu agit.

L’expression «semblable à lui» (v.18), indique à quel point la femme ressemble à l’homme. Elle a été créée pour être son vis-à-vis, l’être qui lui manquait afin qu’il soit «complet», l’être avec qui il pouvait être en parfaite communion. Le fait qu’elle ait été «tirée de l’homme» ne signifie pas qu’elle soit inférieure à l’homme. Il n’y a là aucune notion de subordination car l’homme a été tiré de la poussière !

«Os de mes os, chair de ma chair» (v. 23), et (les expressions analogues (Gn. 29 : 14 ; Juges 9 : 2; 2 Samuel 5 : 1, 19 : 12) suggèrent non seulement une similitude mais l’égalité. Cela dit, il faut bien admettre que cette expression n’exclue pas une notion de hiérarchie car un père pouvait l’employer pour parler de son fils ou de ses frères (2 Samuel 19 : 12.)

«Une seule chair» (v. 24), suggère non seulement l’égalité, cette expression exclue expressément toute notion de supériorité ou de hiérarchie. C’est une expression que nous pourrions mettre en parallèle avec l’idéal exprimé dans le NT - «une même âme, un même sentiment, une même volonté» (Phil. 1 : 27; 2 : 2; 1 Pierre 3 : 8.)

Certains essaient, injustement, d’établir un parallèle entre les v. 19 et 23 où Adam nomme les animaux, puis affirme, «on l’appellera femme » pour prouver qu’il use de son autorité, donc de sa supériorité sur la femme. Dans ce deuxième cas cependant il n’exerce ni autorité ni ne manifeste de supériorité. Dans le cas où il donne des noms aux animaux il exerce l’autorité que Dieu a accordée à l’homme (c’est-à-dire à l’humanité, homme et femme) sur la création, mais «femme» n’est pas un nom ! En Hébreu, L’homme = « ISH » tandis que la femme = « ISHAH » (issue de l’homme). En Latin, nous trouvons « vira » venant de la racine « vir ». Il ne s’agit nullement d’une locution qui indiquerait une infériorité quelconque.

2. L’Ancien Testament (la chute... et après)

Beaucoup de commentateurs font cas du fait que dans Genèse 3 : 1 Satan s’adresse à Ève plutôt qu’à Adam. Ils affirment que le diable s’est adressé au plus faible des deux. Mais l’Écriture ne fournit aucune explication de ce qui s’est passé. Nous ne devons donc pas en tirer des conclusions trop hâtives. Ceci est d’autant plus vrai que, quelques versets plus loin, (v. 9), Dieu s’adressa à l’homme et à la femme, individuellement et également. Chacun était donc responsable de ses propres actions. Ils sont égaux dans leur responsabilité comme ils sont égaux dans leur perversité, car chacun a essayé do blâmer quelqu’un d’autre.

A partir du v. 16,17, nous voyons que le jugement de Dieu frappe l’un comme l’autre. Le même terme, «peine» est employé pour les deux. Chacun subit donc la conséquence du péché dans le domaine qui lui est propre : de mère pour la femme et du pourvoyeur du foyer pour l’homme.

La dernière partie du v. 16 mérite une attention toute particulière. Peu importe le sens que l’on donne à la déclaration, «il dominera sur toi », il ne s’agit nullement de l’instauration d’un nouvel ordre divin mais l’annonce d’un châtiment. Dieu prédit, en quelque sorte, les conséquences dramatiques de la nouvelle situation - la tyrannie que l’homme exercerait désormais sur la femme. Si donc la femme a été bafouée, exploitée, tyrannisée depuis des millénaires, ce n’est nullement le dessein de Dieu mais une des conséquences du péché !

La faute d’Adam (v. 17), n’est pas d’avoir «écouté» la voix de sa femme, d’autres ont écouté leur femme à bon escient, non, sa faute a été de l’avoir écoutée alors qu’elle contredisait les instructions de Dieu ! C’est tout à fait autre chose. C’est, du reste, ce que confirme la précision, «... je t’avais donné cet ordre : tu n’en mangeras point ».

La chute n’entraîne donc pas un ordre nouveau, elle introduit le désordre dans l’ordre instauré par Dieu. Ce désordre a engendré une évolution qui a créé un nouveau statut culturel et social de la femme - ce qui n’était pas conforme aux intentions de Dieu. Plusieurs exemples dans l’Ancien Testament nous montrent la dégradation rapide de la situation de la femme. Nous découvrons à travers des textes bibliques qu’elle était considérée comme un objet ! Elle pouvait être vendue ou achetée en tant que possession de l’homme ! (Exode 21). La polygamie et le concubinage étaient désormais tolérés (Deut. 21 : 15-17.)

3.  La femme sous l’Ancienne Alliance

La Parole de Dieu intervient dans le cadre de l’Alliance pour codifier la volonté de Dieu pour la femme Israélite, bénéficiaire des prévisions de l’Alliance. En effet, le statut de la femme en Israël était bien meilleur que celui des autres peuples païens environnants. L’Ancien Testament lui accorda une position de loin supérieure à celle des nations païennes environnantes. Tout d’abord, elle avait son mot à dire en ce qui concerne l’acceptation (ou non) du mariage (Gn. 4 : 39, 57-59.) Elle jouissait d’une liberté plus grande et ses activités étaient plus variées, sa situation sociale plus élevée et respectée ! Les enfants devaient honorer aussi bien leur mère que leur père (Ex. 20 : 12.) En ce qui concernait les autres mesures, comme nous allons voir, la Parole de Dieu intervenait dans un cadre historique sans toutefois bouleverser l’ordre humain. (La méthode de Dieu se manifeste déjà comme étant non la révolution mais la transformation progressive de la pensée—et du cœur !) Compte tenu donc de la situation historique de l’époque, les lois énoncées dans Deut. 24 :1; 25 : 5-10 étaient destinés à protéger la femme. Comme nous venons de voir, non seulement les enfants lui devaient respect, mais aussi l’obéissance (Deut. 21 :18ss.). C’était la femme, en effet, qui donnait les noms aux enfants et qui était responsable de leur éducation initiale. Les mêmes sacrifices étaient aussi offerts pour l’homme et pour la femme (Lé. 12 : 5ss).

S’il est vrai que dans 1’A.T. aucune mention n’est faite de femmes qui exerçaient des fonctions cultuelles ou civiques, nous ne devons pas oublier qu’il s’agissait d’une société patriarcale. En effet, Israël s’est distingué de la majorité des peuples environnants par le fait que les prêtres étaient toujours les hommes — ces autres peuples avaient souvent des prêtresses qui servaient des divinités féminines. Cela ne suggère, en aucun cas cependant, l’infériorité de la femme. En Israël, la femme jouissait des mômes privilèges que les hommes au culte. Certains textes montrent qu’elle était souvent incluse dans la mention de l’homme seul (voir par ex. 2 Samuel 6 : 18-19.) La femme faisait partie du «peuple» au même titre que l’homme et participait aux fêtes, soit en tant qu’israélite (comme les hommes), soit en tant qu’épouse (le couple étant pris en considération). Nous pouvons citer en exemple les clauses de l’alliance dans Deut. 12: 7 et 12 où, manifestement, elle était incluse dans la famille (les autres membres, fils, filles, serviteurs, servantes et des lévites qui habitaient dans la ville étant, en effet, mentionnés à part.)

Les femmes participaient, au même titre que les hommes, aux sacrifices (Juges 13 : 20 et 23) et elles s’assemblaient devant le tabernacle (Exode 38 : 8; 1 Sam. 2 : 22). Elles chantaient avec les lévites dans les chœurs (Esdras 2 : 65) et se consacraient à l’Eternel, comme les hommes, par le vœu de Naziréat (Nom. 6 : 2) [alors que tout le passage concernant cette loi est rédigé au masculin] (Nom. 6 : 2-21).

Comme nous l’avons dit plus haut donc, sous l’Ancienne Alliance, la femme semble se trouver, il est vrai, relégué à l’arrière plan en règle générale. Toutefois, lorsqu’elle apparaît sur la scène familiale, religieuse ou politique, elle ne rencontre nullement la désapprobation de Dieu, au contraire! Dans Gn. 21 : 12, Dieu recommande à Abraham d’écouter la voix de sa femme. Marie (Myriam) est tout à fait à sa place en tant que prophétesse (Exode 15 : 20-21). Les chefs du peuple et le pieux roi Josias lui-même, sont allés consulter Houlda la prophétesse (2 Rois 22 : 11-20), afin de lui exposer la situation et lui demander ce que déclarait l’Eternel. Quant à Déborah, non seulement elle fut prophétesse mais juge et chef du peuple (Juges 4: 4-10). Un dernier exemple d’une femme politique nous révèle à quel point Dieu a utilisé sa servante afin de sauver son peuple. Il s’agit de la reine Esther (Esther 4 : 14).

Il faut encore dire un mot concernant le port du voile. Aucune Israélite ne portait de voile. Plusieurs textes de l’Ancien Testament nous révèlent la femme, non voilée en public. Ce fut le cas de Sara (Gn. 12) à la cour d’Égypte. Rébecca arriva, sans voile, au puits afin d’y remplir sa cruche (Gn. 24 :16), tout comme Rachel (29 : 11). Enfin, dans 1 Sam 1 : 13, Anne, non voilée, s’est présentée au Tabernacle car Eli vit bouger ses lèvres !

Ce n’est que beaucoup plus tard, dans ce qu’on appelle le «bas - judaïsme» (développement qui s’est établi après le retour de l’exil et qui a duré jusqu’à la destruction de Jérusalem en 70 de notre ère) que le port du voile s’est introduit de plus en plus. C’est alors que la femme s’est vue imposer de plus en plus de restrictions. Cela apparaît dans les livres deutérocanoniques comme celui du Siracide (les proverbes de Ben Syra écrit vers 200 avant notre ère.) Nous y lisons, «la femme est à l’origine du péché et c’est à cause d’elle que nous mourrons...si elle ne marche pas au doigt et à l’œil, sépare-toi d’elle et renvoie-la ! »  (25 : 24.) Non seulement l’apôtre Paul dit clairement que l’homme est responsable de la chute (Rom 5 : 24) mais la seule raison biblique admise pour le divorce dans l’Ancien Testament est l’infidélité ! Ben Syra poursuit : «Mieux vaut la méchanceté d’un homme que la bonté d’une femme; une femme couvre de honte et expose à l’insulte » (42 : 14.) Nous voyons donc que l’inégalité entre l’homme est la femme est flagrante. Ainsi, au moment de la naissance de Jésus, le rôle de la femme dans la société juive s’était nettement aggravé, les hommes la considéraient comme franchement inférieure à l’homme ! Encore aujourd’hui, la prière quotidienne du juif le proclame-t-elle haut et fort : «Bénis sois-tu, notre Dieu, de ce que tu ne m’as fait ni païen, ni femme, ni ignorant !» La femme, quant à elle, se contente de dire : «Loué sois-tu Seigneur, qui m’a créée selon la volonté. »

Pendant toute cette période, c’est-à-dire d’environ 600 à 200 avant Christ, nous assistons au développement de la philosophie grecque. Pythagore (~582 - ~500) qui eut une grande influence sur Socrate (~470 - ~399) dit, «Trois choses sont à craindre par-dessus tout : le feu, l’eau et une femme.» Platon plaint l’homme qui doit se réincarner dans le corps d’une femme et selon Aristote (384 — 322 avant Christ) «les femmes sont des hommes imparfaits toutes sont sans valeur. » Sénèque, (~4 avant Christ — 65) philosophe romain, quant à lui affirma «une femme et l’ignorance sont les deux plus grandes catastrophes dans le monde.»

Souvent dans l’antiquité, les femmes se tournaient vers la religion pour y trouver un moyen de défoulement et une échappatoire. Les femmes grecques en particulier étaient tenues prisonnières de leurs foyers et coupées de tout contact humain. Elles n’avaient le droit de quitter la maison que Pour les festivités religieuses. Il n’est donc pas étonnant qu’elles aient voulu en profiter. Il n’est pas étonnant non plus que les femmes privées de toute éducation formelle se soient senties attirées par des cultes méprisés par les intellectuels. En Israël c’était pareil ! La femme     n’avait pas le droit de consulter la Torah – la voie de l’éducation lui était donc fermée. Son témoignage n’était pas recevable devant un tribunal et sa position, au sein de la famille comme dans la société, n’était pas meilleure que celle de l’esclave, voire d’un animal ! Elle se trouvait séparée de l’homme dans les synagogues (ce qui est toujours vrai !) et, dans le Temple d’Hérode, chose sans précédent, une cour spéciale lui était réservée (appelée aussi la cour des Gentils !) Dans la synagogue, elle était obligée de porter un voile qui lui couvrait tout le visage à l’exception d’un œil ! Sortir sans être voilée constituait une faute grave qui pouvait entraîner le divorce. Même dans la maison, ou dans la cour intérieure de celle-ci, elle portait le voile au point où même ses proches, dans des cas extrêmes, ne voyaient jamais son visage. L’homme ne s’adressait jamais à sa femme en publique et même en privée la conversation était limitée à un strict minimum. La seule exception à cette règle était au moment des relations conjugales.

Nous voyons ainsi que certaines attitudes adoptées par les précurseurs et par des contemporains de Jésus — et dénoncées par lui et par les auteurs du Nouveau Testament, attitudes que malheureusement nous retrouvons encore aujourd’hui dans bien des cas — sont plutôt le fruit de la philosophie grecque que de l’enseignement biblique !

En réalité, cette vision gréco-romaine de la femme a été contrecarrée par le christianisme basé sur l’enseignement biblique que nous allons examiner. Ainsi, dans la chrétienté du Moyen Age, la femme était valorisée bien plus que dans l’antiquité. Cette période a connu des reines qui gouvernaient efficacement, des femmes qui votaient dans les assemblées urbaines, des abbesses qui dirigeaient des couvents de femmes et d’hommes, des femmes qui ouvraient des commerces et exerçaient des métiers typiquement masculins (médecin, apothicaire, percepteur, maître d’école...) Ce fut la Renaissance, avec sa redécouverte du droit romain et des normes de l’antiquité classique, qui a introduit la suprématie des valeurs masculines et le mépris des valeurs féminines et de la femme. Dans « La peur en Occident — XIVème XVIIIème siècles », Jean Delumeau, spécialiste de la Renaissance au Collège de Œil, confirme que c’est le 16ème siècle qui a consacré la condition mineure de la femme sur le modèle de la Rome antique. Nous avons été abusés, dit-il, « par le terme séduisant de Renaissance. » En fait, la vision méprisante de la femme est née dans nos pays occidentaux avec l’humanisme que l’on prône comme une libération de l’homme (mais pas de la femme) et elle plonge ses racines dans le vieux sol païen dont le Christ va tenter de l’extirper.

Par eglisebaptistedeboulogne.over-blog.com - Publié dans : Association
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