Quelles sont les
différences entre le catholicisme et le protestantisme?
Les Eglises protestantes ne sont pas nées d’une querelle de moines, mais de l’effort courageux accompli, au XVIe siècle, pour remettre la Parole de Dieu au centre de l’Eglise catholique romaine
et de la vie du croyant.
Le protestantisme a été le retour à la Bible. Il «n’a rien inventé; il n’a fait que retrouver ce qui avait été oublié, réformer ce qui avait été déformé.» D’où parmi les noms qui ont été donnés
aux Eglises sorties de ce mouvement de conscience et de fidélité à l’Evangile les noms de : Eglises Réformées, Eglises Baptistes, Eglises Evangéliques.
Six points fondamentaux séparent le protestantisme du catholicisme
1. La Bible : la seule source de la foi.
L’Écriture sainte, la Bible, est l’unique source de la foi pour le protestantisme. Pour le catholicisme, il y en a une autre : la tradition. Elle est même devenue, pour lui, la principale.
Pourtant, c’est la tradition qui, par ses dogmes, ses cérémonies et ses pratiques surajoutés à l’enseignement de la Bible, a éloigné le catholicisme de la pureté et de la simplicité de la Parole
de Dieu et l’a même mis, parfois, en contradiction avec elle (Deutéronome 4:2, 12:31; Ecclésiaste 3:14; Apocalypse 22:18-19).
2. Un seul intermédiaire.
Le catholicisme a multiplié les intermédiaires entre Dieu et les hommes (la Vierge Marie, les saints et les saintes) et il en a rendu le recours nécessaire aux Fidèles. Le protestantisme - selon
la parole de l’apôtre Paul (1 Timothée 2:5) - ne reconnaît qu’un seul intermédiaire entre Dieu et les hommes : Jésus-Christ (Actes 4:12).
3. Le sacrifice de Christ offert une fois pour toutes.
Tandis que le catholicisme enseigne que la messe est le renouvellement quotidien et la continuation de l’immolation du Sauveur, le protestantisme affirme, avec le Nouveau Testament tout entier,
que le Christ s’est offert une seule fois, et une fois pour toutes, en sacrifice expiatoire pour les péchés du monde (Jean 1:29; Hébreux 7:27, 28, 9:25-28, 10:10-12, 14; 1 Pierre 3:18).
4. Le Sacerdoce universel.
Dans le catholicisme, il existe un clergé, avec toute sa hiérarchie qui va du simple prêtre jusqu’au Saint-Père, le Souverain Pontife. C’est à ce clergé qu’est seul dévolu le pouvoir de
l’absolution (le pardon des péchés). Dans le protestantisme, il n’y a pas de vrai clergé. Il y a certes différents ministères, différents services, mais le service chrétien est le même pour tous.
Tous sont appelés à « servir », chacun selon le don qu’il a reçu (Matthieu 23:8-9; 1 Corinthiens 12:4-11; Ephésiens 4:11-13; 1 Pierre 2:9, 4:10-11 et 5:1-4). Ce n’est pas seulement à Pierre que
Jésus a accordé le pouvoir de pardonner les péchés (Matthieu 16:19), mais à tous les disciples (Matthieu 18:18; Jean 20:23). Et Jacques 5:19-20 indique bien que le fait de ramener un pécheur sur
la bonne voie peut être accordé à tous les fidèles.
5. La Confession, un acte de liberté.
Le protestantisme admet la confession : mais, conformément toujours aux déclarations bibliques, il recommande qu’elle soit faite directement à Dieu, et dans certains cas, à d’autres croyants
(Jacques 5:16); mais elle reste toujours un acte spontané, volontaire, libre (1 Jean 1:9; Actes 13:38). Le catholicisme, lui, l’a rendue obligatoire, à partir de 1215, et a investi le prêtre du
pouvoir de l’absolution, c’est-à-dire du pouvoir qui ne revient qu’à Dieu seul, de pardonner les péchés (Luc 11:2-4, 18:13-14; Actes 2:38 et 1 Jean 2:1-2).
6. Par la foi et non par les œuvres; aucun mérite !
Pour le protestantisme enfin, le salut est l’effet de la pure grâce de Dieu. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi : cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »
(Ephésiens 2:8-9; 2 Timothée 1:9; Tite 3:4-7). Si le Sauveur a « tout accompli » sur la croix, nous n’avons pas à « faire notre salut »; il est fait et parfait en Jésus-Christ; nous n‘avons qu’à
y croire et le recevoir. Le catholicisme, lui, a laissé peu à peu, au cours des siècles, s’infiltrer, dans cette doctrine évangélique essentielle, la notion du mérite humain, celui des
œuvres, notion qui est totalement étrangère à l’Evangile. Le catholique accomplit des œuvres AFIN d’être sauvé- ce qui ne va pas sans infirmer la valeur rédemptrice absolue du sacrifice de
Jésus-Christ; - le protestant accomplit des œuvres PARCE QU’il est sauvé, et ses œuvres sont le témoignage vivant et le couronnement nécessaire de sa foi (Jacques 2:17; Galates 2:16; Ephésiens
2:10).
Conclusion:
Beaucoup de catholiques pensent que les protestants ne croient pas en la Vierge Marie et il est vrai qu’ils ne la vénèrent pas comme intermédiaire entre Dieu et les hommes (voir paragraphe 2).
Cela dit, la grande majorité, notamment les églises baptistes et évangéliques, croient en la naissance virginale du Christ mais croient, comme le suggère le Nouveau Testament, qu’elle ait pu
avoir d’autres enfants avec Joseph ensuite.
Les différences énumérées dans cet article n’ont pas empêché un rapprochement des deux tendances du christianisme au cours des dernières décennies. Des études bibliques ensemble et des actions
sociales en commun témoignent du désir de mieux se comprendre et mieux se respecter. C’est ensemble que nous préparons certaines conférences et participons à la semaine de prière pour l’unité.